Les activités de l’ICCWC dans le monde

Depuis le lancement de l’ICCWC en 2010, un large éventail d’activités ont été menées et des initiatives ont été soutenues par le Consortium dans de nombreux pays et régions du monde, comme le montre la carte ci-dessous.     

Avertissement concernant la carte – Les appellations employées et la présentation des données sur cette carte n’impliquent pas l’expression d’une quelconque opinion de la part du Secrétariat des Nations Unies concernant le statut juridique de tout pays, territoire, ville ou zone ou de ses autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Tous les efforts ont été faits pour que cette carte soit exempte d’erreurs, mais il n’y a aucune garantie que la carte ou ses caractéristiques soient exactes d’un point de vue spatial ou temporel ou qu’elles conviennent à un usage particulier. Cette carte est fournie sans aucune garantie de quelque nature que ce soit, qu’elle soit expresse ou implicite.

La mise en œuvre de la Compilation ICCWC d’outils pour l’analyse de la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts et du Cadre ICCWC d’indicateurs de la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts

À ce jour, la mise en œuvre de la Compilation ICCWC a été achevée dans plus de 12 pays, et en est à différents stades dans 18 autres pays. Le Cadre d’indicateurs de l’ICCWCcomplète la Compilation et est appliqué conjointement depuis 2018. Actuellement, la mise en œuvre du Cadre d’indicateurs est terminée dans cinq pays. Pour un aperçu des pays dans lesquels la Compilation et le Cadre d’indicateurs de l’ICCWC sont mis en œuvre ou l’ont été, cliquer ici.  


Le soutien ciblé à la lutte contre la fraude – Aperçu de la mise en œuvre du Programme stratégique de l’ICCWC

En 2019, L’ICCWC a continué d’étendre ses activités, notamment grâce à son réseau mondial de bureaux régionaux et nationaux, afin de soutenir les efforts des agents de première ligne des agences nationales de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages. Par un travail direct pour et avec ces autorités, les partenaires de l’ICCWC les ont soutenues en renforçant leurs capacités à long terme et en fournissant les outils, les services et l’assistance technique nécessaires pour répondre efficacement à la criminalité liée aux espèces sauvages. Grâce au travail de l’ICCWC, les autorités nationales sont mieux à même de lutter contre cette criminalité. Voici un aperçu de ces activités.

La coopération entre les autorités chargées de la lutte contre la fraude a été renforcée dans le monde entier, et des compétences et connaissances clés ont été acquises, notamment grâce à un soutien pratique en temps réel au cours des opérations de lutte contre la fraude à l’échelle mondiale, à la promotion de l’échange d’informations et à la collaboration avec les réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages. Les défis régionaux et les réponses à la criminalité liée aux espèces sauvages ont été examinés lors de la première Réunion annuelle d’INTERPOL sur le trafic d’espèces sauvages en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest (Cameroun), identifiant les tendances régionales et jetant les bases d’un renforcement des activités opérationnelles dans la région.

Des initiatives de renforcement des capacités ont été menées avec succès au Cambodge, en RDP lao, au Myanmar, en Thaïlande et au Viet Nam, améliorant les compétences et les connaissances des enquêteurs de première ligne en matière de criminalité liée aux espèces sauvages afin qu’ils répondent à cette criminalité en tant que criminalité organisée grave. Des connaissances ont été acquises concernant les techniques d’enquête avancées ciblant les syndicats de la criminalité liée aux espèces sauvages, couvrant des sujets tels que les livraisons surveillées, les enquêtes financières et les opérations de surveillance secrète.

L’ICCWC a également apporté une assistance aux autorités nationales lors de saisies à grande échelle d’ivoire et d’écailles de pangolin, avec des équipes de soutien spécialisées déployées à Hanoï (Viet Nam), travaillant en coordination avec les douanes et la police, et avec l’appui du Bureau central national d’INTERPOL, pour identifier les suspects et dresser le profil d’autres envois entrants, et aboutir à de nouvelles interceptions. À Kampala (Ouganda), une équipe de soutien travaillant avec les autorités nationales a aidé à la saisie de plus de 750 pièces d’ivoire et 400 kilogrammes d’écailles de pangolin.  

En 2018 et 2017, L’ICCWC a mis l’accent sur la coopérationla collaboration et la communication, ainsi que sur la nécessité d’accroître les réponses conjointes cohésives pour faire face au caractère transcontinental de la criminalité liée aux espèces sauvages. 

Les autorités chargées de la lutte contre la fraude en Afrique et en Asie ont largement bénéficié d’une série d’ateliers qui ont renforcé les compétences et les savoir-faire clés en matière de détection, d’interception, d’enquête et de poursuite relatives à la criminalité liée aux espèces sauvages. Cela a été réalisé grâce à l’élaboration et à l’utilisation d’indicateurs de risque ainsi qu’à la promotion de l’échange d’informations et des meilleures pratiques en matière d’enquête financière. La Réunion interrégionale sur la lutte contre la fraude (WIRE – Wildlife Inter-Regional Enforcement) Afrique-Asie (Kenya), la réunion des représentants des Parties engagées dans l’élaboration et la mise en œuvre des Plans d’action nationaux pour l’ivoire (PANI) (Mozambique) ainsi que la réunion régionale RIACM (Regional Investigative and Analytical Case Management) pour les Parties au PANI ont collectivement amélioré la position des autorités chargées de la lutte contre la fraude afin qu’elles puissent répondre plus efficacement et de manière cohérente à la criminalité liée aux espèces sauvages. 

Les Équipes spéciales conduites par l’ICCWC ont également joué un rôle essentiel dans le développement des connaissances dans des secteurs de la criminalité liés à certaines espèces sauvages, ainsi que dans l’amélioration du partage des informations et du renseignement, renforçant ainsi la coopération et de la coordination en première ligne. C’est par exemple le cas de l’Équipe spéciale CITES sur les tortues terrestres et les tortues d’eau douce (Singapour) qui a élaboré des stratégies permettant de renforcer l’application de la CITES et les mesures de lutte contre le commerce illégal des tortues terrestres et tortues d’eau douce et de leurs parties et produits.

Une formation sur la lutte contre le blanchiment d’argent a été dispensée au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Kenya, à Madagascar, en RDP Laos, en République-Unie de Tanzanie, en Zambie et au Zimbabwe. Le programme de formation était conçu pour aider les enquêteurs, les procureurs, les juges et les autres intervenants du système de justice pénale à surmonter les difficultés juridiques, d’enquête et de procédure relatives à la criminalité liée aux espèces sauvages et aux affaires de blanchiment d’argent.


Les réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages

L’ICCWC soutient également le renforcement des réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages mis en place aux niveaux régional et sous-régional afin d’aider les agences nationales responsables de cette lutte à agir plus efficacement contre la criminalité liée aux espèces sauvages, en facilitant une collaboration et une coordination accrues. La 3e Réunion mondiale des réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages a été convoquée en août 2019 parallèlement à la 18e session de la Conférence des Parties à la CITES à Genève (Suisse). Elle faisait suite à la 2e Réunion mondiale des réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages qui s’était tenue en septembre 2016 parallèlement à la 17e session de la Conférence des Parties à la CITES à Johannesburg (Afrique du Sud). La 1ère Réunion mondiale des réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvagesavait été organisée en mars 2013 parallèlement à la 16e session de la Conférence des Parties à la CITES à Bangkok (Thaïlande).

En réponse à l’un des résultats convenus lors de la 2e Réunion mondiale des réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages, l’ICCWC a élaboré les Lignes directrices pour les Réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages (Guidelines for Wildlife Enforcement Networks (WENS)), disponibles en anglais et en espagnol. Ces Lignes directrices exposent les principales considérations relatives au développement d’un nouveau WEN, et fournissent également un outil d’auto-évaluation à l’usage des WEN existants pour les aider à évaluer leur niveau de maturité et/ou leur performance opérationnelle ainsi qu’à identifier les domaines qui pourraient être renforcés.  



Les opérations de lutte contre la fraude pour combattre la criminalité liée aux espèces sauvages

L’ICCWC a coordonné plusieurs opérations régionales et mondiales telles que THUNDERBALL (2019), THUNDERSTORM (2018), THUNDERBIRD (2017), INFRA TERRA (2014), et PAWS (2014). Il a également apporté un appui aux opérations menées par les réseaux telles que COBRA II (2014) et COBRA III (2015). Il continuera à soutenir la série d’opérations THUNDER à travers le Programme stratégique de l’ICCWC. 

 

Operation Thunderstorm (2018)

          Month-long trans-continental operation hit wildlife criminals hard       

 Cette vidéo a été produite par Environment and Climate Change Canada.


Les rapports sur les travaux de l’ICCWC

Un aperçu plus détaillé des activités de l’ICCWC menées à ce jour est disponible dans les rapports CITES suivants: